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Le Lingala

 Langue Bantoue parlée sur le cours moyen du fleuve Congo. Elle fait partie de la famille Nigéro-Congolaise. À l'origine, le Lingala était une langue parlée par les riverains du fleuve Congo, entre le Malebo Pool et jusqu'à Kisangani. Cette langue véhiculaire devenue vernaculaire possède aussi des variantes dialectales. Son orthographe n'est pas fixée. Les colonisateurs Belges ont utilisé cette langue dans leurs rapports avec les populations locales, aussi s'est-elle enrichie des apports des autres langues de la région. À l'époque coloniale, elle est devenue la langue Africaine officielle et la langue commerciale, riche en formules d'ordres et de commandements, et s'est diffusée bien au-delà de son territoire d'origine. Le Lingala est compris dans la partie de la République centrafricaine voisine du fleuve et de l'Oubangui, et dans une très grande partie de la République démocratique du Congo et du Congo-Brazzaville. Les différents pouvoirs qui ont dominé le Congo-Kinshasa entre l'indépendance (1960) et le départ du maréchal Mobutu (1997) étant originaires du fleuve, son usage a été encouragé. Langue imposée, le Lingala reste toutefois une langue véhiculaire régionale qui a tendance à s'effacer devant le Swahili, langue véhiculaire de la majeure partie de l'Afrique centrale, en particulier du Katanga, d'où est originaire le président Kabila.

Le Kituba

Le Kituba, apparenté au Kongo et au Munukutuba est une langue véhiculaire largement parlée dans le sud du Congo.
C'est une langue Bantoue, forme simplifiée du Kongo dont elle est un créole, avec des emprunts au Lingala, au Français et à diverses langues Bantoues en contact.
Le Kituba est parlé par 2 à 5 millions de locuteurs ; 2 millions comme langue seconde dans le sud du Congo ,de l'ex Zaïre, et en Angola.
C'est une langue véhiculaire inter-ethnique qui s'est développée le long du fleuve Congo pour faciliter les échanges commerciaux entre locuteurs Lingala et Kikongo. Son développement a été encouragé par l'administration coloniale Belge.
Il n'y a guère de documents disponibles dans cette langue étudiée trop rarement.

Le Wolof

Le wolof est principalement parlé en Gambie et au Sénégal où il fait partie des six langues nationales. Le wolof a également le statut de langue nationale en Mauritanie. Utilisé comme langue véhiculaire notamment par les commerçants, c'est un peu l'anglais de l'Afrique de l'Ouest. Si 40% des sénégalais appartiennent à l'ethnie wolof, en revanche 80% des sénégalais sont wolophones. Le wolof s'est enrichi des apports des autres langues nationales du Sénégal, de l'arabe et du français.

Sur la route de Touba, en attendant le bus...

Comme le mandjak, le sérère et le peul, le wolof fait partie de la famille linguistique "ouest-atlantique" du groupe Niger-Congo. Langue orale d'abord transcrite en caractères arabes, le wolof possède une écriture officielle en caractères latins depuis 1971. Les chercheurs du Centre de linguistique appliquée de Dakar (CLAD), ont mis en place des règles d'orthographe, de conjugaison et de grammaire.

Le bambara.

Aussi connu sous le nom de bamanankan, est une langue parlée par plus de 10 millions de personnes, principalement au Mali. De nombreuses autres personnes parlent également cette langue, ou des dialectes, dans d'autres pays voisins comme le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire et la Gambie. Les différences entre le bambara et le malinké et le dioula sont minimes, cette dernière langue étant parlée ou comprise par une quinzaine de millions de personnes en Afrique de l'Ouest (notamment Burkina Faso, Côte d'Ivoire, et Gambie).

La langue est fortement influencée par le français.

Le bambara fait partie de la famille des langues mandingues. C'est une langue du type S AUX O V (sujet auxiliaire objet verbe) avec deux tons. Il y a sept voyelles orales : a, e (prononcé "é"), é (prononcé "eu"), i, o (prononcé comme dans pomme), ó (prononcé comme dans "paume") et u, ainsi que sept voyelles nasales.

L'écriture a été introduite durant la période où la région était sous la domination coloniale française. Woyo Couloubayi a créé en 1930 un alphabet Bambara comportant 123 caractères. L'alphabétisation peine à se diffuser, notamment en zone rurale.

La littérature en langue bambara se développe lentement, du fait de la prédominance du français comme « langue des élites », mais il existe cependant une tradition orale vivante, constituée principalement d'histoires et de contes de rois et de héros. Cette tradition orale se transmet par les griots, qui sont à la fois des conteurs, des chanteurs et des livres d'histoire humains qui ont étudié l'art du chant et du récit pendant de longues années. Beaucoup de leur chansons sont très anciennes, la tradition les fait remonter pour certaines aux temps de l'ancien Empire du Mali.

Le bambara est une langue nationale du Mali, et constitue la langue la plus communément comprise dans le pays.

Les principaux dialectes du bambara sont : somono, segou, san, beledugu, ganadugu, wasulu et sikasso.

Le dioula.

Le dioula est une langue africaine parlée ou comprise par 20 millions de personnes au Mali, en Côte d'Ivoire, au Burkina Faso, en Guinée, au Ghana. il permet au bambara et au malinké de mieux se comprende.


On peut considérer que les termes dioula , bambara et malinké recouvrent en fait la même langue, le mot dioula est utilisé en Côte d'Ivoire alors que le mot bambara est plus en usage au Mali et au Burkina Faso.

Langue des commerçants, elle s'est, de ce fait, imposée comme langue véhiculaire de toute l'Afrique de l'Ouest ( les langues vernaculaires ne sont parlées au plus que par 1 million de personnes ).

En Côte d'Ivoire , le mot Dioula est aussi utilisé couramment pour désigner les personnes du peuple malinké ou les commercants .

Le Créole
Le mot créole vient du Portugais crioullo. Il désigne, à l'origine, les blancs nés dans les colonies de la zone américano caraïbe et de l'océan Indien. Il signifie également un "parler", provenant du mélange de plusieurs langues, que sont le français , l'espagnol, le portugais, l'anglais avec des langues indigène (caraïbes) et africaines importées. Le créole est parlé dans les Antilles, d'Haïti aux Grenadines, avec des nuances d'une île à l'autre. Ainsi les habitants d'îles françaises, anglaises ou hollandaise, de langues officielles différentes, séparées par des milliers de kilomètres parviennent aisément à se comprendre et à communiquer. Langue parlée, elle est issue de la tradition orale et véhiculée par les conteurs qui, à la veillée, rassemblaient petits et grands pour écouter des contes et histoires de la tradition. C'est plus qu'une langue, c'est également une façon de vivre, et l'histoire d'un peuple, évoquant à la fois l'Afrique, l'esclavage, mais aussi la danse, la musique, les îles, la fête...

Le Swahili

Les langues swahilis sont un groupe de langue bantoue de l'Afrique de l'Est qui sont le fruit d'un métissage de langues africaines et d’arabe. Elles possèdent des caractéristiques communes et surtout un vocabulaire commun qui permet à un de leurs locuteurs de se faire comprendre des divers locuteurs de groupement de langue. La plus utilisée et populaire de ces langues est le kiswahili. C'est au XIXe siècle que la pratique de ces langues se sont largement déplacées vers l'interieur au Kenya, Ouganda, Rwanda, Burundi, Congo-Kinshasa, Centrafrique et Mozambique. Les missionnaires s'en servaient pour précher. Les autorités coloniales du continent à partir de 1930, par l'intermédiaire du Comité sur la langue territoriale, ont alors cherché à standardiser ces langues. La standardisation a continué à être menée pour produire le swahili et finir par s'imposer comme langue vernaculaire, puis comme langue officielle dans de nombreux pays. Le swahili dispose d’une littérature écrite depuis plusieurs siècles (à l’origine en caractères arabes, depuis la fin du XIXe siècle en caractères latins). Plus récemment certains dialectes se sont métissés de nouveau avec d’autres langues africaines ou européennes. Ces langues issues de la culture swahilie évoluent donc différemment : Le Kiswahili en absorbant du vocabualire anglais et arabe, mais aussi un peu d'allemand. Arvi Hurskainen propose une étude des mots d’emprunt dans une large sélection de textes swahili de différentes époques et de natures diverses. L’étude permet de revoir à la baisse l’impact global de l’arabe et de constater une légère augmentation de l’impact global de l’anglais. Les autres dialectes swahili de Tanzanie et du Kenya disparaissent au profit de ce swahili standardisé. Sheng du Kenya (métissé de Kikuyu et d’anglais) ; Swahili du Congo-Kinshasa ; langues comoriennes se seraient différentiées du swahili de Zanzibar au XIe siècle. la distinction entre les langues des îles de la côte tanzanienne et les langues comoriennes n'a réellement été identifiées qu'au début de ce siècle. Aujourd'hui la différence s'accentue car ces langues absorbent des formulations et du vocabulaire français. Il est à noter par exemple que la plupart des locuteurs comoriens ne savent que les dix premiers chiffres en swahili.

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